mardi 2 août 2016

 
" Le sourire d'une grand-mère vaut mieux que toutes les paroles du monde. "
Jean Gastaldi


Après Noël, la Saint-Valentin et les vacances d'hiver, il y a eu la tant redoutée fête des grands-mères. Depuis il y a eu Pâques, les ponts de mai, le début des vacances d'été, mon anniversaire et aujourd'hui le sien. Le 2 août 2016, ma grand-mère aurait eu 90 bougies à souffler.
 
La Grande Plage, Biarritz.

Pour la première fois en 29 ans, je n'ai personne à appeler,
personne à qui faire plaisir en offrant une jolie plante, un beau bouquet ou un énorme paquet de bonbons plein de guimauves....
Personne à qui rendre visite en surprise.
Personne à faire sourire.
Personne à émouvoir.
Personne avec qui rire, échanger, partager.
Personne à qui commander mon plat préféré.
Personne pour qui et avec qui cuisiner pour réunir la famille.
Personne à qui dire que je l'aime plus que tout.
Personne à remercier pour sa présence, son soutien indéfectible, ses conseils infaillibles, ses astuces qui sauvent la vie, ses recommandations qui rendent les épreuves un peu plus faciles et son amour inconditionnel.
 
Personne.
Je n'ai personne.
Je n'ai plus personne.
Et surtout je ne l'ai plus elle !
Et si l'en fallait une, c'est une nouvelle occasion de me le rappeler.
 

Alors évidemment, j'ai envoyé des fleurs à 800 kilomètres de chez moi, à déposer sur une pierre qui abrite son corps. Et, même si elle n'est plus là physiquement et qu'elle me manque atrocement, je sais qu'elle continue à vivre d'une certaine manière à travers moi, mes photos, mes souvenirs, mes anecdotes et ces quelques mots à sa mémoire mais rien n'est plus pareil.
 
Maison typique basque, Biarritz.

On dit souvent que le temps apaise les blessures, qu'il fait son œuvre et qu'il faut être patient. Je le pensais. Je l'ai vécu par le passé. Mais aujourd'hui je réalise que certaines blessures ne peuvent jamais guérir, encore moins se refermer. Que le temps n'y fait et n'y fera jamais rien.
La vie continue, le manque et la douleur avec.
Et même si je ris, je continue de pleurer.
Même si je suis heureuse, je continue à souffrir.
Même si j'avance, elle ne cesse de me manquer.
Le temps file mais je n'oublie pas. Je ne l'oublie pas. Je ne l'oublierai jamais.


Je donnerais tout pour pouvoir profiter de toi encore. Heureusement je n'ai aucun regret car tout ça tu le sais et le savais quand tu es partie. Où que tu sois, je pense à toi. Je t'aime et je souhaite un merveilleux anniversaire à la plus merveilleuse des grands-mères.
 
Avec tout mon amour, tout mon respect,
toute ma colère et toute ma peine.


La Grande Plage, Biarritz.
 

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