lundi 8 août 2016

lundi 8 août 2016

" Maman j'ai besoin de toi.
Maman amour aime-moi.
Maman prends-moi dans tes bras.
Maman amie aide-moi. "
Gérard Lenorman
 
 
Cette semaine j'ai eu 5 ans, j'ai eu 15 ans et j'ai eu 29 ans... Ma maman est venue passer une semaine à la maison et j'en ai profité pour me comporter comme un bébé ou presque.
 
Evidemment, elle a voulu mettre son nez un peu partout, ranger, trier et "améliorer" mon intérieur selon son propre point de vue. Et je n'ai donc pas pu m'empêcher d'avoir envie de l'étrangler.
 
Elle n'a pas non plus manqué de me faire remarquer ce qui n'allait pas ou ce que je faisais de travers. J'ai donc répondu comme une ado rebelle sur un ton qui me hérisse le poil en y repensant.
 
J'ai aussi joué les adolechiantes en grognant, pestant et réclamant je ne sais quelles absurdités à longueur de journées.
 
Mais à peine elle se posait sur le canapé que j'allais me coller et me blottir
dans ses bras pour un câlin comme un bébé.
J'ai même réclamé, usé et abusé de ses câlins et bisous chaque matin, chaque soir,
avant et après chacune de ses siestes reléguant au second plan mes petites 29 années.
 
On a passé des journées en pyjamas à grignoter ce que je lui avais préparé
devant un tas de films plus ou moins réussis, que nous avions pour la plupart vus elle ou moi,
mais qui avaient une toute autre saveur car partagés ensemble. (Merci Canal+ à la demande !)
 


 
Mardi soir, date d'anniversaire de ma grand-mère et juste milieu de l'attente d'un verdict PMA,
alors que j'avais lutté et refoulé la déprime, les larmes et la colère toute la journée,
j'ai craqué dans ses bras comme un enfant qui a un gros chagrin.
Elle m'a rassurée, apaisée et j'ai réalisé, une fois encore, la chance que j'avais.
 


 
 
Aujourd'hui elle est partie, rentrée chez elle et elle me manque déjà.
Mais j'ai savouré chaque moment à ses côtés.
J'ai adoré ces quelques jours où nous avons, je le sais, fait beaucoup d'efforts l'une
et l'autre pour ne pas nous disputer. Tempérer nos ardeurs et calmer nos élans.
Nous sommes comme chien et chat, l'eau et le feu,
extrêmement fusionnelles et très souvent ça fait des étincelles...
Mais nous grandissons peut-être.
Nous évoluons et nous trouvons notre place l'une auprès de l'autre.
Et cette fois, nous nous sommes mises sur pause naturellement,
juste pour s'amuser, profiter sans rien dire et sans compter.
 
Merci maman.
Merci d'être venue.
Merci d'être restée un peu plus.
Merci de m'avoir cajolée.
Merci de m'avoir tant gâtée.
Et merci d'être toi, ma maman, la meilleure.
 
Je t'aime plus que tous les micro-ondes
 
 


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