samedi 7 novembre 2015

 
" Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. "
Alphonse de Larmatine


Me revoilà avec un nouvel article confidences. Certains trouveront peut-être que c'est déplacé et inapproprié car trop personnel. Ils pourront dire que je manque de discrétion et de pudeur. Une part de moi les comprend. Mais aujourd'hui écrire est un bon moyen d'évacuer et de m'apaiser mais je ne vous en voudrez pas de ne pas me lire et de passer votre chemin.

www.femmesprevoyantes.be

Cela fait donc deux mois, deux tout petits mois me direz-vous, que j'ai commencé mon traitement pour relancer mes menstruations et essayer d'avoir un bébé.
Deux mois ce n'est rien je le sais mais ils me semblent durer une éternité.
 
Au début je n'arrêtais pas d'en parler complètement obsédée, puis je me suis tue. J'ai gardé ça pour moi et j'ai essayé de ne plus y penser comme on me l'a conseillé, sans perdre une once de volonté.
 
Difficile tout de même d'oublier, quand tout ou presque dans mon quotidien me rappelle ce que je désire plus que tout au monde et que je n'ai pas. Que je n'aurai peut-être pas tout de suite et pour lequel je vais devoir me battre comme jamais sans aucune assurance de voir un jour le miracle opérer :
- la porte en face de ma chambre qui ne demande qu'à être poussée, décorée et aménagée pour y abriter un petit être minuscule.
- les copines et la famille qui m'annoncent leur grossesse et dont le ventre s'arrondit à chaque visite un peu plus ou carrément la naissance de leur petite merveille.
- les jouets des neveux et nièces oubliés qui trainent ici et là dans les recoins de mon appartement.
- la voisine qui me fait remarquer que nous sommes le dernier jeune couple de l'immeuble à ne pas avoir d'enfant et qui me rappelle que l'horloge tourne donc qu'il serait temps de m'y mettre.
- ma mère qui me dit avec plaisir et enthousiasme que jusque là elle n'était pas trop d'accord mais que maintenant c'est bon elle était prête et veut être grand-mère.
- ma meilleure amie qui se remémore avec nostalgie les longues heures depuis toujours à papoter et à rêver pour moi de maternité.
- la famille qui ne sait rien de ce que nous vivons et qui demande simplement et gentiment quand est ce qu'on s'y met ?
- le bonheur infini et la joie dans les yeux de Monsieur lorsqu'il est avec ou parle de nos neveux et nièces.
- le regard compatissant et certes bienveillant de ceux qui savent et qui essayent, souvent maladroitement, de nous rassurer.
-....
La liste est longue mais vous avez compris.
 
Plus difficile encore de ne pas y penser quand le traitement combiné à votre corps vous envoient des signaux trompeurs : nausées, poitrine douloureuse, bas ventre dur et grande fatigue. Des symptômes créés de toute pièce par une envie débordante et une obsession croissante.
 
 
 
Alors pour le moment, j'attends.
Je prends bêtement mais consciencieusement mes cachets à heures et jours précis.
Je gribouille sur mon agenda tout ce qu'il faut comme on m'a dit.
Je fais sagement pipi sur le bâton avant chaque nouvelle période de prise de traitement et je patiente non sans peine pour voir apparaître mon graal : les deux bandes colorées annonciatrices de LA bonne nouvelle.
 
 
Celles que je n'attends pas en revanche mais qui finalement daignent me faire l'honneur de leur présence, ce sont bien mes menstruations !
J'essaye quand même de positiver, de me dire que le Duphaston marche et que peut-être maintenant mon corps a accepté le choc de ces derniers mois et qu'il est prêt à repartir progressivement pour une nouvelle aventure.
C'était le but du jeu après tout.
 
Aujourd'hui j'espère.
Je vais essayer de faire confiance à mon corps. De me faire confiance. De nous faire confiance.
Et je continue cette mission.
 
 
LM
Future maman 007
 
 
Très chouette découverte : http://www.kopines.com/  à qui j'ai emprunté les deux dernières illustrations de l'article :-).
 
 
 

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