lundi 12 octobre 2015

lundi 12 octobre 2015

Bon la plaisanterie a assez duré.
Il faudrait vraiment expliquer à la vie
que les blagues les plus courtes sont souvent les meilleures
 et que les faire traîner en longueur
les rend lourdes, ennuyantes et parfois même vraiment fatigantes.
 
 
Notre Biarritz,
qui me semble bien triste maintenant que le soleil s'est couché.
 

Tu sais la Vie, si tu as voulu me donner une leçon en me privant d'elle, j'ai compris !
 
J'ai compris qu'il fallait profiter de chaque instant comme si c'était le dernier.
 
Je sais qu'il ne faut pas gâcher une minute en broutille et dispute insignifiante.
 
Je n'oublie jamais de dire à ceux que j'aime combien ils comptent pour moi parce que je ne sais pas de quoi demain sera fait.
 
Je ne rate pas non plus une occasion de nous replonger dans nos souvenirs heureux, pour nous rappeler et raviver la flemme de ces moments précieux.
 
Je cherche toujours à garder une trace, une photo, une image des instants partagés; ils me le reprochent assez.
 
 
 
 
Aujourd'hui elle me manque.
 
Il m'arrive encore par réflexe de lui téléphoner pour lui parler. Lui raconter mes malheurs, lui faire une blague ou lui demander une recette. Mais au bout de deux sonneries, je sais qu'elle ne répondra pas.
 
Je réfléchis aux cadeaux de Noël et commence ma liste habituelle pour ne rien oublier et je réalise que je n'ai plus son nom à noter.
 
Je vis une des périodes charnière de ma vie en voulant agrandir ma famille et je me souviens de ce qu'elle disait : "J'espère vivre assez pour rencontrer mon arrière petit enfant, après quoi je pourrai partir en paix sans rien regretter !". Je suis triste, j'aurais tant aimé et je ne peux pas m'empêcher de culpabiliser. Le temps nous a manqué et la vie ne nous a pas laissé cette opportunité.
 
Tout, même des petits riens au quotidien me rappellent qu'elle n'est plus là. Son absence laisse un vide immense dans ma poitrine. La douleur est encore cuisante et le manque bien présent.
 
Alors voilà la Vie, maintenant tu vois que j'ai compris.
Tu sais que je sais.
Et s'il en fallait une de plus, celle de trop devrais-je plutôt dire, j'ai saisi la leçon.
Je l'avais déjà apprise, tu sais ! A 8 ans quand tu as essayé de m'enlever ma maman. Tu t'étais montrée clémente cette fois-là mais tu ne l'as pas été il y a 7 ans... Et la piqûre de rappel 7 longues années après quasi jour pour jour n'était vraiment pas nécessaire. C'était trop tôt. Beaucoup trop tôt. C'est toujours trop tôt de toute façon.
Alors maintenant la Vie, je te saurais gré de bien vouloir me la ramener parce que 4 mois après ca fait encore mal ! Putain que ça fait mal ! Et je sais déjà que ça ne va pas s'arrêter !
 
 
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