jeudi 5 septembre 2013

 
 
" Il y a deux sorte de douleur : l'une vous rend fort, l'autre est inutile.
Je ne m'embarrasse pas de choses inutiles.
Dans ce genre de situation, il faut savoir s'acquitter d'un travail ingrat si cela est nécessaire. "
Kevin Spacey
 
 
© Sony Pictures Television
On est jeudi, on parle série. Cela pourrait donner une belle nouvelle rubrique mais ce n'est pas le propos. Comme nous l'évoquions hier, le mois de septembre et sa cruelle rentrée apporte leur lot de bonnes nouvelles avec notamment, de belles découvertes et nouveautés côté séries comme : House of Cards sur Canal +.
 
 
L'Histoire est simple. Frank Underwood, chef de file des élus démocrates au Congrès parie sur son candidat et offre ses bons et loyaux services tout au long de la campagne. L'élection passée, il pense être reconnu et récompensé, et brigue un haut poste de la Maison Blanche. Prêt à rentrer en fonction, il déchante rapidement lorsqu'il apprend qu'il ne sera pas nommé. De là commence l'élaboration d'un plan machiavélique visant, d'une part à anéantir tous ceux qui l'auront trahi et d'autre part à arriver au sommet.
 

© Sony Pictures Television
 
Cette série nous entraîne dans les coulisses de l'univers politique. On pénètre dans un sanctuaire noir et vicieux, dans les bats fonds et on en découvre la face "cachée" où cruauté, pouvoir, trahison, ambition, chantage, malversation, menace et sexe sont les maîtres mots. On assiste tout doucement à l'élaboration d'une toile d'araignée, au tissage lent et minutieux, prête à accueillir tous les insectes et autres insignifiants pour les emprisonner, les presser jusqu'à ce qu'ils s'épuisent et finir par les dévorer - les exterminer jusqu'au dernier. C'est la loi du plus fort et du plus malin, point de scrupule ou de conscience mais, quoi qu'il en coûte, être prêt à tout et même plus pour gagner, être le premier et le meilleur.
 
© Sony Pictures Television
Kevin Spacey dans le rôle de Frank Underwood est brillantissime ! Je l'avais déjà adoré et admiré dans Usual Suspect mais il fait là encore étalage de tout son talent et de son génie. Il se dévoile et donne une personnalité forte et charismatique au personnage. Son rôle lui colle à la peau; il est un savant mélange de condescendance, de filouterie, de manipulation et de pragmatisme. Il est cynique, ambitieux, calculateur et parfois cruel. Mais il est aussi plein d'humour et utilise des métaphores brutes comme "la mamelle que nous voulons tous téter" pour parler du pouvoir et tourne ainsi, les sujets les plus sordides et brutaux, en dérision. La politique devient un vulgaire panier de crabes, une jungle où règne la loi du plus fort et où seul, le plus grand prédateur, se taillera la part du lion et gagnera sa place au somment.
 
Il bénéficie du soutien indéfectible de sa femme qui, d'ailleurs, n'a rien à envier à son cher mari et semble tout aussi ambitieuse que lui. A deux, ils semblent capables de tout : assumer tous les coups d'éclats, repousser toutes les attaques et enfoncer toutes les portes pour parvenir à leurs fins.  Ils ne sont pas tout à fait seuls car il crée une étroite relation et une complicité avec nous, spectateurs, via de petits apartés. La série est rythmée par ses explications, ses leçons, ses secrets et ses confidences qui nous lient ensemble. Nous faisons partie intégrante du jeu, tels de élèves entrain d'apprendre et des pions admirant l'œuvre du maitre.
 
© Sony Pictures Television
 
Canal + a encore tiré le gros lot avec House of cards. Ingénieuse, brillante et efficace, cette série élabore une critique acerbe, aigüe et pleine de bon sens de la politique actuelle et des médias américains. Kevin Spacey est génial dans son rôle et se complète parfaitement avec la talentueuse Robin Wright. La réussite de cette série ne s'arrêtera pas là puisque une deuxième saison est en cours.
 
Je vous laisse avec la bande annonce et je vous donne rendez-vous sur Canal + ce soir à 20h50.
 
 
 
Bises
 
LM
 
 

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